
Gids voor Belgische en Nederlandse bedrijven die actief zijn over de grens
Praktische gids voor Belgische en Nederlandse bedrijven die over de grens werken: verplichtingen, urenregistratie, kilometervergoeding en sociale zekerheid.
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Dans la législation belge actuelle (qui devrait prochainement évoluer), il n’existe pas d’obligation générale imposant aux employeurs d’enregistrer les heures de travail de leurs employés. Seules certaines situations spécifiques exigent un système de contrôle du temps : par exemple, les travailleurs à temps partiel avec horaires variables ou ceux travaillant avec des horaires flottants doivent enregistrer les écarts par rapport à leur planning. En dehors de ces cas, la plupart des entreprises belges n’utilisent aujourd’hui aucun système formel de pointage, puisqu’aucune obligation générale ne l’imposait jusqu’à présent.
La Belgique a toutefois mis en place des mesures de registre de présence dans certains secteurs dans le cadre de la lutte contre la fraude sociale. Il est actuellement obligatoire d’enregistrer la présence des travailleurs dans des secteurs tels que la construction (travaux sur immeubles, livraison de béton) et l’industrie de la viande via le système Checkinatwork. Le secteur du nettoyage professionnel est également concerné via le système Check In And Out at Work (CIAO).
La réglementation CIAO, entrée en vigueur le 1er septembre 2024, oblige les entreprises de nettoyage et de maintenance à enregistrer digitalement l’entrée et la sortie de leurs employés sur chaque lieu de travail. Cette obligation s’applique également aux entreprises étrangères actives en Belgique ; par exemple, des entreprises néerlandaises opérant de l’autre côté de la frontière doivent elles aussi respecter les règles CIAO.
Ces mesures sectorielles visent à accroître la transparence, améliorer les conditions de travail et lutter contre le travail non déclaré, grâce à des inspections actives et à un risque réel de sanctions en cas de non-respect. L’expérience dans ces secteurs montre que l’enregistrement digital du temps de travail est tout à fait faisable et contribue à prévenir les abus, notamment les heures supplémentaires non rémunérées, dans des environnements où il n’existait auparavant aucun contrôle.
En ligne avec les tendances européennes, la Belgique introduira une obligation générale d’enregistrer le temps de travail de tous les employés à partir du 1er janvier 2027. L’annonce a été faite le 27 novembre 2025 dans le cadre de l’accord budgétaire fédéral. Tous les employeurs belges — tant du secteur privé que du secteur public — devront disposer d’un système objectif, fiable et flexible permettant d’enregistrer les heures prestées par chaque travailleur. Le mode d’enregistrement exact restera à la discrétion de l’employeur, à condition que le système choisi fournisse une trace fiable et objective de la journée de travail.
Cette nouvelle obligation découle du droit européen. En 2019, la Cour de justice de l’UE a établi que les États membres doivent imposer aux employeurs un système objectif, fiable et accessible permettant de mesurer la durée de la journée de travail de chaque salarié. Jusqu’à présent, la Belgique s’était abstenue d’introduire une obligation générale, estimant que la législation nationale ne l’exigeait pas. L’annonce du gouvernement en 2025 marque donc un alignement clair avec les exigences européennes et prépare l’entrée en vigueur de la réforme en 2027.
Il est important de noter que le texte législatif définitif n’a pas encore été publié, et certains détails doivent encore être clarifiés. Par exemple, il reste à confirmer si l’obligation s’appliquera également à certaines catégories d’employés aujourd’hui exemptées de nombreuses règles liées au temps de travail (comme certains cadres ou travailleurs mobiles). La loi devrait également préciser les modalités de conservation des données ainsi que les sanctions en cas de non-respect.
Dans des versions préliminaires, il était prévu que les entreprises conservent les registres de présence pendant au moins cinq ans, et que le non-respect puisse entraîner des amendes ou d’autres sanctions. Ces éléments pourraient encore évoluer, mais le message aux entreprises est clair : il est temps de se préparer et de mettre en place un système de gestion du temps de travail avant 2027.
L’introduction de l’enregistrement obligatoire du temps de travail représente un changement majeur pour de nombreuses entreprises belges. En l’absence d’une obligation générale jusqu’à présent, beaucoup d’organisations ne disposent encore d’aucun système. D’ici 2027, toutes les entreprises devront adapter leurs politiques internes et mettre en place un mécanisme de pointage ou de contrôle horaire.
Pour certaines organisations, cela pourrait entraîner une charge administrative supplémentaire et potentiellement une réduction de la flexibilité dans la gestion des horaires. La Belgique dispose déjà d’une réglementation stricte en matière de temps de travail et d’heures supplémentaires, ce qui pourrait limiter davantage encore la marge de manœuvre des employeurs et des employés. L’absence de système peut également comporter des risques juridiques : un jugement belge a rappelé que sans registre, la charge de la preuve repose sur l’employeur pour démontrer qu’aucune heure supplémentaire n’a été effectuée — une tâche pratiquement impossible sans enregistrement objectif.
À l’inverse, les objectifs de la réforme visent des améliorations en termes de droits sociaux et de bien-être au travail. La mesure cherche à garantir que les travailleurs ne prestent pas d’heures supplémentaires non rémunérées et à favoriser une meilleure conciliation vie professionnelle – vie privée. Il s’agit du résultat de longues discussions entre le gouvernement, les syndicats et les organisations patronales, dans une logique de transparence et d’équité, tout en luttant contre les abus et la surcharge de travail. Beaucoup considèrent cette évolution comme positive pour la protection des travailleurs et pour la réduction d’une culture excessive d’heures supplémentaires.
Parallèlement, certaines entreprises expriment des inquiétudes quant à l’impact opérationnel : elles craignent davantage de formalités administratives et moins de flexibilité dans l’organisation des horaires. Ces deux perspectives ont largement alimenté le débat public. Quoi qu’il en soit, une fois la réglementation entrée en vigueur, toutes les entreprises devront s’y conformer.
Le respect de la loi sera essentiel. Comme pour Checkinatwork ou CIAO, la législation devrait être accompagnée d’un régime d’inspections et de sanctions afin d’assurer son efficacité. Les autorités belges ont déjà précisé, notamment dans le secteur du nettoyage, que les entreprises qui ne mettent pas en place l’enregistrement digital obligatoire s’exposent à des sanctions financières. Un système fiable permet non seulement d’éviter ces sanctions, mais fournit également une preuve conforme en cas d’audit ou de litige social.
En résumé, même si sa mise en œuvre représente un effort, l’enregistrement du temps de travail deviendra un élément aussi essentiel que la paie ou les cotisations sociales dans la gestion quotidienne des entreprises en Belgique.
Pour comprendre l’ampleur du changement, il est utile d’observer les secteurs où l’enregistrement de la présence est déjà une obligation en Belgique. Comme mentionné, dans la construction et les secteurs associés (travaux immobiliers, livraison de béton) ainsi que dans l’industrie de la viande, il existe depuis des années une obligation légale d’enregistrer chaque jour la présence de chaque travailleur sur le chantier ou dans l’usine. Cela se fait via la plateforme fédérale Checkinatwork, où employeurs et travailleurs partagent la responsabilité d’enregistrer la présence avant le début de la journée.
Le travailleur peut s’enregistrer lui-même (via une application web, par exemple), ou l’employeur peut encoder l’information. Dans tous les cas, une trace électronique doit confirmer qui travaille, où, et à quel moment.
De même, dans le secteur du nettoyage, le système Check In and Out at Work (CIAO) a été instauré récemment. Il impose l’enregistrement en temps réel du début et de la fin des activités de nettoyage, y compris des pauses. Cette réglementation est entrée en vigueur le 1er septembre 2024 et s’applique aux salariés, indépendants, intérimaires et stagiaires exécutant des services de nettoyage dans des bâtiments. Chaque personne doit « pointer » au début et à la fin du travail (ainsi qu’au début et à la fin des pauses) via les canaux prévus, généralement une application ou un dispositif électronique fourni par l’entreprise. Il est strictement interdit d’enregistrer à l’avance ou de manière différée : tout doit se faire au moment exact de l’entrée ou de la sortie.
Illustration : Employés du secteur du nettoyage enregistrant leur temps de travail via un système numérique sur le lieu d’intervention. Les terminaux électroniques (à droite, fixés au mur) permettent un enregistrement fiable et en temps réel, facilitant le respect de la réglementation CIAO.
L’introduction de CIAO vise à renforcer la transparence, améliorer les conditions de travail et
Comme la législation permettra aux entreprises de choisir librement leur méthode d’enregistrement — à condition qu’elle soit objective et fiable — plusieurs solutions technologiques peuvent être utilisées pour assurer le suivi du temps de travail.
Quel que soit le système choisi, il doit enregistrer précisément l’heure de début et de fin de la journée de travail (ainsi que les pauses, le cas échéant) pour chaque salarié, et conserver ces données de manière sécurisée. Les solutions numériques génèrent également des rapports sur les heures prestées, les heures supplémentaires, les écarts, etc., facilitant la gestion RH et la préparation aux inspections.
Un outil performant réduit les erreurs, diminue la charge administrative (pas de calcul manuel des heures) et peut offrir des fonctionnalités supplémentaires comme des alertes en cas d’heures excessives, la gestion des absences ou l’intégration avec la paie pour calculer automatiquement les heures supplémentaires.
Un aspect central est la fiabilité et l’objectivité du système : il doit prévenir toute manipulation (par exemple, qu’un salarié pointe à la place d’un autre). Cela implique des identifiants personnels sécurisés, des badges individuels, ou encore la géolocalisation ou la biométrie pour vérifier l’identité et la présence réelle. La réglementation belge insiste sur un enregistrement réel et vérifiable des heures prestées.
Le caractère flexible du système est également essentiel : il doit s’adapter à divers modes de travail (horaires flexibles, travail de nuit, travail par projet, rotation de sites, etc.). Les solutions modernes de pointage sont généralement configurables selon les règles internes de l’entreprise (heures noyau, marges d’entrée/sortie, plusieurs sites, etc.). Chaque entreprise pourra choisir l’outil correspondant le mieux à ses besoins, tant que celui-ci garantit un enregistrement complet et vérifiable des heures prestées.
Même si 2027 semble encore loin, c’est le moment idéal pour les entreprises de commencer à se préparer. La nouvelle loi belge exigera que toutes les entreprises enregistrent les heures de travail de leurs employés — une obligation qui, jusqu’à présent, ne concernait que certains secteurs comme la construction ou le nettoyage. Cette réforme touchera donc toutes les entreprises, grandes comme petites.
Adopter un système digital de pointage dès maintenant permet non seulement de se conformer à la future législation, mais aussi d’améliorer la gestion quotidienne : davantage de clarté sur les heures prestées, moins d’erreurs, moins de conflits internes et une meilleure planification des ressources. Cela peut également contribuer à protéger la santé au travail en identifiant plus rapidement les surcharges de travail.
Plutôt que d’investir dans des systèmes physiques coûteux, de nombreuses entreprises se tournent vers des solutions 100 % mobiles comme Done-it. Avec cette application, les travailleurs pointent directement depuis leur smartphone et l’entreprise dispose d’un registre légal, structuré et constamment accessible. Done-it permet aussi de visualiser où travaille chaque personne (track & trace) et génère automatiquement des rapports pour les audits ou les fiches de paie.
En résumé : l’enregistrement obligatoire du temps de travail deviendra une réalité pour tous en 2027. Commencer dès aujourd’hui avec une solution comme Done-it est la manière la plus simple, moderne et sûre de se conformer à la nouvelle loi… tout en améliorant immédiatement l’organisation interne de l’entreprise.
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